Aujourd’hui, ils étaient jusqu’à 450 000 à manifester dans toute la France. Ce sont 215 élèves et 85 personnels éducatif ont été blessés depuis le début du mouvement selon le dernier recensement du nombre de victimes des blocus lycéens.
Une main arrachée à Lens, une mâchoire fracturée dans le Val-d’Oise et un œil perdu à Tours, la liste des blessés graves s’allonge et la colère ne retombe pas.
Face à ces graves incidents, le ministre de l’éducation déplore cette situation comme « humainement dramatique », tandis que les syndicats dénoncent des violences disproportionnées.
Des parents en bouclier
De nombreux parents sont venus accompagner leurs enfants pour les soutenir dans leur mouvement, « On vient défendre le droit de nos enfants à manifester pacifiquement.» témoigne une mère venue accompagner sa fille.
En plus des parents, il y avait aussi des enseignants et des groupes syndicaux qui partagent les revendications du mouvement.
Ces adultes étaient présents devant le blocus pour former de réelles chaînes humaines afin de protéger les lycéens des policiers lourdement armés qui n’hésitent pas à gazer ou à charger les foules.
À l’Assemblée Nationale, Sébastien Lecornu condamne les violences mais refuse de parler de répression policière. Selon lui, il s’agit d’incidents et il soutient fermement les forces de l’ordre. Cette fermeté ferme la porte au dialogue avec des jeunes qui se sentent peu écoutés.
Yoan BELA.



