Lula plus fort que le bolsonarisme, reste aux commandes du Brésil. Ce dimanche, au second tour de la présidentielle, Luiz Inacio Lula Da Silva du Parti des travailleurs l’a emporté avec 51,79 % des voix face au candidat d’extrême droite. À bientôt 81 ans, le président décroche son quatrième mandat.
Rien n’était joué. Au premier tour, le 4 octobre, le sénateur de droite radicale Flavio Bolsonaro et fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, était en tête avec 47,03 % devant Lula qui en avait 45,16 %.
La gauche s’est alors mobilisée : des militants sont descendus dans la rue pour convaincre les 33 millions d’abstentionnistes de voter et un groupe WhatsApp, l’Armée de Lula a réuni plus de huit millions de personnes. « Allez tous dans la rue, on va gagner ces élections », avait lancé Lula.
Quelques jours plus tard, le Congrès adoptait une réforme populaire pour défendre la semaine de travail passée de six à cinq jours. Sa popularité est alors remontée. D’après l’institut Datafolha les candidats étaient à 50 % d’intention de votes chacun à trois jours de l’élection.
Le Brésil résiste
Avec plus de 200 millions d’habitants, le Brésil est la première puissance économique d’Amérique du Sud, où les gouvernements conservateurs se multiplient. De l’Argentine de Javier Milei, au Chili, en Colombie et d’autres qui ont tous rejoint l’alliance de Donald Trump Bouclier des Amériques. Bolsonaro voulait s’y rapprocher.
Lula va contre cette volonté de s’allier avec l’alliance de Donald Trump. Membre des Brics, le Brésil veut garder de bonnes relations avec la Chine, son premier partenaire commercial.
Et en 2025, Donald Trump avait imposé des droits de douane au Brésil après les poursuites contre Jair Bolsonaro, condamné à vingt-sept ans de prison pour tentative de coup d’État.
Défiguré comme abattu par les résultats, Flavio Bolsonaro va « demander l’annulation des élections ».Lula a promis de changer sa façon de gouverner et d’être plus proche du peuple. Et a affirmé ne plus avoir d’adversaire maintenant que les présidentielles sont terminées.
Yoan BELA.



