Équipe de France : un mental d’acier pour viser le dernier carré
En cette triste journée creuse du mondial, revenons sur le parcours de l’équipe de France mené par un capitaine admirateur. : Kylian Mbappé.

Ses coéquipiers et lui vont devoir affronter demain soir à Boston, le Maroc pour se qualifier au dernier carré.
Presque un mois après le lancement de cette Coupe du Monde 2026, nous voilà déjà aux quarts de finale. Une quarantaine de sélections sont éliminées mais la France est toujours en course sans trop de difficultés. Les Bleus doivent donc battre les Lions de l’Atlas jeudi soir à 22H et continuer son parcours glorieux pour espérer rejouer une troisième finale consécutive.
Des bleus qui font rêver
La bonne et agréable surprise de l’équipe de France est sa première place incontestée de sa phase de poules du groupe I avec 9 points sur 9. En battant courageusement l’équipe du Sénégal (3–1), l’Irak (3–0) et les Vikings (1–4).
En 16e de finale, nouveauté de ce mondial, les Bleus ont dû affronter une autre sélection baltique, les Suédois. Sans vraiment de crainte, ils ont offert une victoire propre et sans crainte : « et 1 et 2 et 3 zéro ! ».
S’adapter pour gagner
C’est ce que laisse entendre le capitaine après ce 8e de finale remporté (1–0) contre le Paraguay « On sait aussi jouer au sale football pour gagner, […]et ça a marché, on a gagné. » Ce match n’a pas été un festival de buts (jusqu’à là l’équipe de France marquait une moyenne de 3,25 buts par match de Coupe du Monde) car l’équipe sud-américaine n’a pas voulu jouer au football, a presque confondu la pelouse du stade de Philadelphie avec un ring de boxe, ils ont su énerver tous les amoureux du football.
Mis à part les Bleus ont su gardé leur sang-froid face à des situations anormales sur un terrain. Encore plus en Coupe du Monde et d’un arbitre inexpérimenté et transparent qui n’a pas contrôler l’Albirroja très tendue qui n’a reçue aucun carton malgré le nombre de fautes et gestes d’antijeu.
Le leadership de Kylian Mbappé
Portant sur le dos le même maillot et le même flocage que son idole [Zinedine Zidane] 20 ans après, Kylian Mbappé est le joueur qui fait aujourd’hui rêver les enfants qui suivent leur premier mondial à la télé comme tous ses supporters.
Il sait aussi transformer les matchs en cauchemar pour ses adversaires. Ces derniers tentent désespérément de le faire sortir de son match, comme on l’a vu récemment avec les joueurs paraguayens : ils n’ont cessé de le provoquer et de le bousculer tout au long de la rencontre. La réponse de Kylian ? Un sourire, suivi d’un but. À l’image de ses coéquipiers, il a su appliquer les consignes de Didier Deschamps sans jamais tomber dans leur jeu.
Un comportement agressif qui a perduré au-delà du terrain, allant jusqu’à des propos honteux : une députée paraguayenne a tenu des paroles racistes à l’encontre de Kylian, exigeant même qu’il s’excuse pour avoir mis en lumière ces attaques qui banalisent le racisme.
Souvent critiqué en club, son visage en équipe de France est tout autre. Il y est mesuré, ne prenant la parole qu’à bon escient, que ce soit pour dénoncer des injustices ou s’exprimer au nom de ses coéquipiers. Il prouve ainsi qu’il est loin d’être le joueur égocentrique décrit par certains ; il privilégie le collectif, répondant aux médias pour l’ensemble du groupe plutôt que de s’attarder sur les questions liées à sa carrière individuelle. Cela ne l’empêche pas, bien au contraire, de mettre son immense talent au service de l’équipe pour faire la différence, à l’image de ce penalty décisif à la 70e minute, offrant la victoire face au Paraguay et propulsant les Bleus vers les quarts de finale.
Qui se jouent demain soir contre son meilleur ami aussi capitaine de son pays : Achraf Hakimi. Ils se sont déjà affrontés en Coupe du monde pour les demis du dernier mondial et où les Bleus avaient gagner 2–0.
Yoan BELA.


