Liberté de la presse : dix ans de règne sans partage pour la Norvège
Pendant que le journalisme traverse une crise mondiale, la Norvège se retrouve une fois de plus à la première place du classement mondial de la liberté de la presse 2026.

Dans ce classement de la liberté de la presse 2026 de Reporters Sans Frontières, ce qui saute aux yeux est la Norvège, figurant pour la dixième fois consécutive à la tête du classement [92,72 points sur 100].
Depuis 2002 Reporters Sans Frontières sort chaque année la carte de la liberté de la presse accompagnée d’un classement permettant d’évaluer et comparer la liberté de la presse à travers les différents pays du monde. Le score des pays permet d’évaluer cette liberté de la presse sur le pays grâce à cinq indicateurs contextuels : politique, légal, économique, socioculturel et sécurité.
Chaque indicateur est calculé entre 0 et 100 rapportant un score global et plus ce score se rapproche de 100, plus la presse est libre [85–100 points : bonne situation ; 70–85 points : situation plutôt bonne ; 50–70 points : situation problématique ; 40–55 points : situation difficile ; 0–40 points : situation très grave].
Référence mondiale de la liberté de la presse
Alors que le bilan de classement est une dégradation de la liberté de la presse dans le monde, cela fait une décennie que la Norvège se retrouve en pôle position, première à presque chaque indicateur (sauf pour l’indicateur social où ils sont tout de même 2e derrière l’Estonie).
Comparé à de nombreux pays, les journalistes norvégiens exercent leur métier dans la plus grande sérénité, les violences physiques se font rare, cependant certains journalistes témoignent qu’il y a tout de même certaines menaces.
La culture de l’information est très développée en Norvège, un tier de la population souscrit au moins à un abonnement numérique pour s’informer avec notamment le journal VG qui est le site d’information le plus lu du pays.
Cet eldorado scandinave s’explique aussi par un soutien financier de l’État qui protège ce pluralisme (près de 230 médias cohabitent) grâce à une politique de « zéro TVA », sans jamais interférer dans les lignes éditoriales.
Les politiciens respectent eux aussi l’exercice des journalistes, acceptent les critiques et ne crient pas aux « fake news » mais surtout évitent d’influencer les directions éditoriales des médias financés par des fonds publics.
Yoan BELA.


